Beaucoup de méthodes fleurissent pour apprendre une langue étrangère et spécialement apprendre l’anglais qui est devenue incontournable. Mais savez-vous combien de fois devez-vous lire ou entendre un mot étranger pour le retenir ?

Les chercheurs dans les années 1960 s’accordaient sur une moyenne de 15 à 20 fois mais il semblerait que ces chiffres ne soient pas si précis notamment selon Catherine Snow, professeur d’éducation à l’université d’Harvard. Entrent en ligne de compte bien des éléments comme la proximité de la langue avec sa propre langue maternelle, ses conditions d’apprentissage, si le mot renvoie à une notion concrète ou abstraite…

Si les données statistiques ou scientifiques manquent à ce niveau, comment concrètement apprenons-nous une langue étrangère, et surtout quelle est la meilleure méthode ? Comment fonctionne notre cerveau pour assimiler de nouvelles structures de phrase et les réutiliser ? Sommes-nous trop vieux ? Prendre quelques leçons via Skype est-ce un angle d’attaque efficace ? Revenons sur quelques méthodes efficaces pour apprendre une langue étrangère.

La mémorisation d’une langue, ce n’est pas la mémorisation d’une leçon d’histoire

D’un point de vue cérébral, deux aires s’activent indépendamment lors de l’apprentissage d’une langue étrangère, l’une qui permet de comprendre la langue et une autre qui donne la capacité de s’exprimer à l’oral.
Notre fonctionnement cognitif explique pourquoi nous ne pouvons apprendre une langue comme nous apprenons une leçon d’histoire. Notre système cérébral a besoin de se mettre en situation d’apprentissage linguistique d’où la nécessité de faire face à des stimuli allant dans ce sens comme le dialogue ou le jeu.

Le contact, la solution incontournable

La meilleure manière d’appréhender une langue reste le terrain. C’est pourquoi nous ne décourageons jamais les muslim moveurs ne possédant que des acquis très faibles en anglais à s’expatrier car en seulement quelques semaines ils peuvent faire de fabuleux progrès et s’adapter très rapidement à la langue et à leur nouvelle vie. En effet, le conseil le plus récurrent et le plus efficace reste l’immersion par le voyage, l’expatriation, le dialogue régulier. Rien de tel pour progresser est le contact immédiat et permanent avec la langue. S’acclimater devient une nécessité et c’est dans cette adversité que l’on se rend compte de l’immensité de notre potentiel ! De plus, rien ne vous empêche de prendre des cours sur place avec des associations, des anciens expatriés ou autres dans l’optique de diminuer votre inquiétude et accélerer le processus d’apprentissage.

Apprendre l'anglais

Apprendre l’anglais

Tirer avantage de notre monde ultra connecté pour apprendre l’anglais

Aussi, pourquoi se priver des solutions plurielles fourmillant sur le net ? Ainsi, même des solutions numériques, à l’instar de Skype ou autres réseaux de communication audio, peuvent être performantes. Que ce soit via des cours ou via le système traditionnel des correspondants, le dialogue digital s’avère payant. Il faut toutefois avoir une motivation certaine car s’abonner à des cours ou bénéficier de leçons gratuites via différents sites ou même sélectionner des applis sur son smartphone ne fonctionnent que si ces outils sont mis à profit ! Leur seul téléchargement ne suffit pas pour apprendre l’anglais, même si je vous l’accorde ça serait assez extra !

La lecture, une méthode précieuse qui enracine structures et vocabulaire nouveaux

L’une des méthodes les plus appréciées par notre petit cerveau pour apprendre l’anglais et d’autres langues réside dans les livres. Déjà en matière d’orthographe et syntaxe françaises, la lecture est un excellent moyen de s’améliorer. Cette méthode regorge d’aspects positifs : elle est peu onéreuse, vous pouvez la pratiquer partout, même avant votre expatriation pour vous “mettre dans le bain”, c’est à vous de choisir des sujets qui vous passionnent et qui a fortiori vous mettront dans de bonnes dispositions cognitives.

Dans la pratique, écoutez-vous ! Ne commencez pas par des ouvrages trop compliqués qui vous lasseront et décourageront. Commencez par des histoires courtes et surtout n’essayez pas de traduire tous les mots. Personnellement, j’ai commencé avec des livres pour enfants (4/5 ans) et j’ai pu découvrir un vocabulaire beaucoup moins scolaire, celui usité dans la vie de tous les jours en Angleterre. Mieux quelque chose de facile que vous lisez régulièrement, que lire par acout et déserter la lecture pendant plusieurs semaines. La régularité est l’une des clés du bon déroulement de cette méthode.

Les informations et les films, le ludique en principe de mémorisation

La lecture est, il me semble, un incontournable, toutefois, elle ne vous donnera pas cet accent so british, so stylish ! Pour cela, la télévision ou l’ordinateur peuvent devenir des outils utiles ! Selon vos habitudes, préférez écouter les informations ou vos séries préférées dans la langue que vous souhaitez maîtriser. Vous pouvez commencer par des versions sous-titrées mais je ne vous conseille pas de stagner sur cette base car ce confort vous ralentira, vous maintiendrez inconsciemment la lecture automatique des sous-titres. Et, malheureusement, dans votre vie d’expat, vos interlocuteurs sont rarement sous-titrés ! 😉

Et les enfants dans tout ça ?

On a l’habitude d’entendre que l’âge idéal pour l’apprentissage de nouvelles langues est la période de l’enfance. Cependant, on ne dispose d’aucune donnée sur le nombre de fois qu’un mot doit être répété pour que l’enfant l’assimile. Et comme déjà discuté dans un précédent article sur l’apprentissage des enfants, chacun suit son rythme.

Toutefois, il est vrai que les enfants élevés dans un milieu bilingue voire multilingue développent une particularité. En effet, leur aire disponible pour s’exprimer à l’oral ne fait pas de différenciation entre les langues apprises simultanément.

Et moi, ne suis-je pas trop vieux pour ça ?

On se questionne souvent sur l’âge approprié pour apprendre une nouvelle langue. Selon le fonctionnement cérébral, il n’y a pas de limite dans le temps à notre capacité d’apprendre de nouvelles informations et de nouveaux mots. Pour parler de termes techniques, c’est notre mémoire à long terme qui est exploitée et notamment la mémoire sémantique. Le répertoire lexical qui va se construire dans cette partie du cerveau peut être développé à l’infini à partir du moment où un travail régulier est mis en place et les ressources acquises sont souvent exploitées.

L’apprentissage d’une langue est donc un périple de longue haleine mais, que ce soit scientifiquement ou empiriquement, nul cerveau n’est plus disposé à apprendre une langue qu’un autre. Il faut surtout être persévérant, rester dans une approche ludique et interactive. Surtout mettez en pratique très régulièrement vos enseignements.

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